Bel'zik Festival 2012

Dossier, posté le 03/04/2012 par Alice

Les 22, 23 et 24 mars, le Hall des Criées de Herve a vibré au rythme d'une sélection musicale de choix

Les 22, 23 et 24 mars, le Hall des Criées de Herve a vibré au rythme d'une sélection musicale de choix

Le Bel’zik Festival est, à l’origine, une initiative teintée du bleu de Pierre-Yves Jeholet, dans un soucis de faire parvenir des grands noms de la musique actuelle dans un paysage plus rural que d’habitude, l’occasion de réunir un tas de gens et de mettre à bien un projet plutôt ambitieux.

Pour sa neuvième édition, le Bel’zik Festival met une nouvelle fois des artistes de la région en valeur avec les Bel’zik Cafés. Une initiative qui permet donc à de plus jeunes artistes de se montrer et d’avoir une couverture dans l’optique d'être éventuellement repérés.. ou de simplement permettre à un public convivial de passer un agréablement moment musical, autour d’une bonne bière et de quelques petits fromages ou saucissons de la région.
On se retrouve ainsi en bonne compagnie, le temps d’une soirée, comme on le faisait autrefois entre amis le vendredi après les cours, histoire de commencer le week-end tout en douceur.

Jeudi, c'est Kiss & Drive, Jali et Stromae qui étaient à l'affiche. Les 3 groupes nous ont fait danser et chanter au rythme de leurs morceaux qui passent en ce moment en radio. Rien de tel pour débuter un festival dans la joie et la bonne humeur.

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Le vendredi soir accueillait des artistes venant d’un Nord plutôt proche puisqu’il s’agissait de Geike, ancienne chanteuse d’Hooverphonic qui nous présentait son premier album «For the Beauty of Confusion». Axée sur des mélodies plus douces, elle a permis à ceux qui étaient là pour l’écouter de s’évader le temps de quelques chansons dans un monde de douceur.. tantôt plus confus (il faut dire que l’album porte bien son nom!) avec des rythmes qui pouvaient entraîner dans un lyrisme construit sur une simplicité sans pour autant laisser tomber toute l’implication de l’interprétation scénique. Un concert par ailleurs retransmis avec un léger différé sur Pure FM, qui reste tout de même un gage de qualité musicale.

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Pour d’autres, la soirée débutait surtout avec Labiur, placée en début de festival, mais notre avis est qu'il aurait été plus judicieux de la programmer un peu plus loin dans la soirée, histoire de profiter de toute son énergie à revendre. Digne de remplir les compteurs d’Electrabel rien que par son jeu de scène, Labiur a vraiment enflammé la scène. Accompagnées de ses fidèles animaux grandeur nature, elle reste un élément phare en région liégeoise lorsqu’il s’agit de motiver les foules, que ça soit par ses textes ou par sa présence.

Ensuite, place aux garçons de Aaron. Vous n'avez pas pu passer à côté de leur tube « U turn - Lili », bande originale du film « Je vais bien, ne t'en fais pas ». Ils reviennent cette année pour défendre leur second album « Birds in the storm ». Moins mélancolique que le premier, il n'en est pas moins envoûtant. Sur scène, ils nous ont offert 45 minutes de bonheur.

Pour conclure la soirée, c'est Karl Bartos, ancien percussionniste de Kraftwerk, qui anime la soirée sur des sons électroniques, illustrés par un Vjing composés d'images « vintage », parfois teintées de l'esprit Matrix.

Samedi, dernier jour, place aux rockeurs de Malibu Stacy, Vegas, Roscoe et Hudson qui nous ont permis de nous éclater en musique de qualité pendant tout un après-midi plutôt ensoleillé.

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En soirée, (re)découvrons le duo Brigitte. Tout en auto-dérision avec un petit côté hipster décalé, ces deux jeunes femmes, de par une arrivée plutôt inattendue en moine-burqa-KKK se sont vite accaparées les deux chèvres présentes à côté d’elles. Accompagnées de musiciens, elles tourmentent les esprits par des paroles décalées, parce que oui, Brigitte, elle nique ta mère, c’est tant via un jeu de reprise (elles ont repris le titre «Ma benz», morceau qui a des connotations plutôt sexistes à la base) où elles excellent dans la remise en place au plus que second degré des machistes en tout genre que par leur côté surréaliste mais cadré sur scène -on peut apercevoir ce petit côté je-m’en-fous-de-toi-et-je-te-le-montre à la Marilyn Monroe dans la posture et les strass de leurs robes- . Et c’est délicieusement réussi. On en redemande!

C'est ensuite à Charlie Winston de fouler le plancher de la scène du Hall des Criées. Il n'était apparemment pas en possession de toutes ses facultés vocales puisque souffrant d'une angine, raison pour laquelle il annulera d'ailleurs ses dates suivantes sur Bruxelles. Mais pour nous, à Herve, il a donné tout ce qu'il avait, et la majorité du public n'a même pas remarqué ce petit problème de santé. Son concert a satisfait petit(e)s et grand(e)s. Il faut bien le dire, ce Charlie a bien du talent, et tout le public de reprendre en chœur ses désormais tubes, Hobo, Hello Alone. Il n'y a pas de doute, c'était un très bon concert.

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Du point de vue de l’organisation, rien à redire. Un accueil particulièrement chaleureux, avec évidemment une petite dédicace pour l’espace presse et ses bénévoles qui se sont montrés aux petits soins. Une réelle bonne ambiance à ce niveau-là, avec cette convivialité qui n’existe pas toujours dans les plus grands festivals. C’est ce petit côté chaleureux qui donne un plus.
La sécurité était par ailleurs bien suivie, aucun incident, tout s’est bien déroulé.
En bref, on peut en conclure que cette 9è édition du Bel'zik Festival était très réussie, merci à tous, festivaliers, organisateurs, et bénévoles bien sûr, pour ce très bon week-end!


Par Iris et Alice.






Le Bota dans tous ses états

Posté le 02/04/2012 par

En 2011, le Bota a battu son record de fréquentation et d’organisation. 270 concerts, 111 000 personnes, 80% de fréquentation… notre tête en est toute retournée. A l’occasion de la 19ème édition des Nuits du Bota, nous souhaitons honorer l’un des cœurs de la scène musicale à Bruxelles.

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