Nature One, Ich liebe dich mein fräulein!

Dossier - Le 04/08/2015 par Elliott

Les aventures de notre rédacteur Elliott continuent... Nature one, seconde année!

Les aventures de notre rédacteur Elliott continuent... Nature one, seconde année!

Ma Nature One à moi. Je ne me rappelle pas de tout. Ça peut vous sembler long. Ou illisible. Mais je suis presque sûr que c'est comme ça que ça s'est passé...

Dimanche minuit, dans mon lit.

Mes oreilles en sifflent encore. Je ne suis d'ailleurs pas persuadé qu'elles retrouvent un jour un seuil d'audition convenable. Les grosses basses du bunker Acid Wars résonnent encore dans ma tête. Ma gorge, ravagée par les clopes, entre tout doucement en fusion. Je suis on ne peut plus fatigué. Mon corps me lâche. Me dit merde. Me fait comprendre que des excès pareils ça se paye. Une belle et longue douche n'a pas suffi à éradiquer ces putains de paillettes qui violent depuis trois jours mon cuir chevelu.

Et pourtant, malgré les douleurs et le sentiment de solitude post festival assez violent, je vous écris ces lignes un sourire aux lèvres. Je reviens de ma seconde Nature One. Et Dieu que c'était bon.

Retour en arrière, histoire de comprendre.

Mercredi, veille du départ, encore un petit peu ravagé par ma courte expérience Douresque, la soirée DFC du Live Club et ma semaine de boulot, je suis fermement décidé à faire une Nature One calme, sans abus majeur. Étant unanimement reconnu comme quelqu'un de posé, raisonnable et ne succombant pas facilement à la tentation, mon entourage n'est que relativement confiant. Bilan? Echec. Échec total. Sur toute la ligne. Antonyme du mot calme. Ou faudrait réécrire la définition en: "zyva aucune limite profite bien du moment mon cochon".

Mais bon en fait j'emmerde ma bonne conscience. Le slogan de cette édition 2015 était « Stay as you are », elle aurait dû directement se méfier, ça sentait l'pâté à plein nez c't'histoire. 25 ans que je vis avec et elle se fait encore avoir cette bonne poire.

Enfin, on démarre jeudi de Liège, avec deux cars, organisation Déluge – DFC, qu'on ne saurait que trop remercier. Des bières fraiches sur camping à 1.25 euro, moi ça m'émeut. Le tout entouré d'une flopée de gens que j'aime et de très bons gars que j'ai eu plaisir à rencontrer ou à mieux connaître.
 

Ce trajet ne fut quand même pas de tout repos...

Tout d'abord, je ne sais pas si vous avez déjà eu besoin de pisser dans un car quand une toilette est totalement pleine et que vous savez qu'aucun arrêt n'est envisageable avant une heure? Non? Moi si. L'année dernière. J'en ai encore parfois des crises d'angoisse rien que d'y penser. Je ressens encore tout à fait ma vessie être sur le point d'exploser. La sueur me perler du visage. Les regards portés sur moi: "c'est qui ce chevelu, il va vraiment se faire dessus ?". Je réentends aussi parfaitement mes râles de plaisir au moment de me suis soulager dans une bouteille, à même mon siège, sous le regard bienveillant de 53 personnes. Au niveau de l'estime de soi, c'est rude, je vous l'assure.

C'est donc tout naturellement que je prends cette année une bonne résolution, pleine de bon sens: putain, Elliott ne bois pas de bières dans le car. Tu sais encore gérer un tout petit peu ton alcoolisme, ça devrait quand même être possible bordel. Bilan? Echec. Échec total. J'ai tenu vingt minutes avant de succomber à l'appel du houblon. J'ai donc une fois de plus pissé dans une bouteille, mais en m'enfermant cette fois-ci dans les toilettes. Je crois que j'évolue. Elliott2.0. La prochaine fois j'attendrai que le car roule en ligne droite et ça sera parfait.

J'utiliserai bien cette tribune pour vous dire que je trouve très dommage qu'il ne soit pas socialement accepté de porter des langes à 25 ans, mais bon, ne refaisons pas le débat. On peut retapisser une Cathy Cabine du sol au plafond de ses propres déjections mais pas se pisser dessus. Ok les gars, et c'est moi qui suis fou.

Si mes problèmes urinaires avaient été l'unique problème de ce voyage aller, on s'en serait ma foi pas trop mal tiré. Mais non. A notre arrivée à la frontière, la police allemande nous fait le plaisir de nous réserver un accueil comme il se doit: combis et policières ultras sexys. Faut quand même leur reconnaître ça.

Je vois déjà les mauvaises langues arriver, mais non, aucune drogue dans notre car. A la place, une surprise encore plus agréable: l'une de nos passagères avaient été arrêtées voici quelques années pour UN JOINT, déjà à la Nature One. Choix assez simple: 2300 euros à payer en liquide ou 30 jours de prison.

OK! les gars, et on s'étonne que vous n'êtes pas un pays en crise. Réminiscence nazie ici ti. Enfin, bel élan de générosité, tout le car se cotise pour ramasser la somme et notre terroriste en herbe peut reprendre la route avec nous. 2h30 de perdues mais c'eut pu être pire.

On arrive donc vers 17h00 sur le camping. Ou 18h00 ? Ouais merde j'en sais trop rien en fait. On nous installe dans un joli petit coin, à proximité d'un bosquet, sans scène énorme à proximité. Ça change de l'année dernière. Le bar du Déluge s'installe, les bières et les gets sont à 1.25 euro, je pense que c'est là que mes bonnes résolutions ont totalement volées en éclat.

Ce camping putain, comment diable être raisonnable dans un endroit pareil? L'alcool coule à flot et c'est passablement éméché qu'on se ballade, profitant des scènes montées à l'arrache, du bon son et de tout ce que ce camping de 60.000 personnes peut nous offrir. Rappelons que le festival ne commence que le lendemain, il nous faut donc garder quelques forces.

Donc je dors. Je sais pas trop quand ni combien de temps mais je dors. Et je me réveille avec le fêtant de l'océan. L'apéro commence très très tôt et c'est en très très grande forme qu'on se dirige vers le site. On laisse aux jeunes ados pré pubères le plaisir de se déhancher sur l'Open Air (au demeurant très jolie) aux sons de Axwell et on se dirige vers Century Circus et l'ABSTRKT pour une soirée du feu de Dieu: Len Faki, Chris Liebing, Rebekka, Niereich, Rodhad et d'autres.

Vous le savez peut-être, ou je vous l'apprends, mais je suis totalement incapable de vous expliquer un set, les genres musicaux des DJs, leurs styles etc. Tout ce que je peux faire c'est vous dire que c'était bien. Très bien. Totalement jouissif.

Le site est absolument énorme et génial. Mais pour cette première soirée, je n'en découvre pas grand-chose. Je réserve les bunkers pour le lendemain, je kiff bien trop le son de ces deux salles.

Retour vers 6h00 sur le camping, la fête continue, et ô joie, ô plaisir, le soleil me viole quand j'essaye de dormir.

Je peine donc puissamment ma journée du samedi. L'alcool ingurgité ne me saoule même plus. Les heures s'écoulent et une frayeur m'envahit: putain, si je ne suis pas un minimum déglingué, comment tenir jusque 9heures du matin le dimanche? Aux grands maux les grands remèdes: vider une bouteille de vodka en 45 minutes, quand vous n'êtes pas Russe ou Polonais, ça fait son petit effet. C'est donc finalement très motivé que je m'apprête à vivre cette seconde soirée, placée sous le signe du label Drumcode: Adam Beyer, Fitzpatrick, Pagagnini…

Mais je vis mon plus gros plaisir du weekend dans le bunker Acid Wars, où les sets bourrins de Divouse, ACiDC et Oelig me font littéralement péter une durite. Mes tympans le supportent difficilement, je fais des minis thromboses toutes les 37 secondes à cause des strombos mais je suis littéralement emporté par ce déferlement de gros sons.

On se termine gentillement sur Eulberg, Dj Dag, Niereich et Torsten Kanzler. Je rentre sur les coups de 9h00, je m'endors pas beaucoup plus tard.

Le réveil est violent, le "rangement" de la tente aussi, mais le burger king est juste jouissif. C'est alors dans un calme relatif qu'on rentre sur Liège, aux doux sons de notre ami Dave Clarke.
 

On est aujourd'hui mardi. J'ai eu hier 2h30 de retard au boulot. Ça m'a pris deux jours pour écrire ce pâté et je suis même pas sûr que ça soit intelligible, lisible ou même juste agréable à vivre. Tout ce que je peux vous dire c'est que je donnerai tout pour pas souffrir autant chez moi et retourner dans cette belle ville de Kastellaun.

Ceci était ma seconde Nature One, assurément pas ma dernière. Vivement 2016, putain! On peut déjà réserver?






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