Link Festival 2015 - Dans la peau d'un festivalier

Dossier - Le 07/04/2015 par Elliott

Une première édition réussie!

Une première édition réussie!

Le Link Festival était sans aucun doute l’un des évènements techno belges les plus attendus de ce début d’année. Malgré quelques approximations et erreurs de jeunesse, j’y ai personnellement passé un bien chouette moment.

Pour le Liégeois chauvin et fier de sa ville que je suis, cette soirée revêtait un caractère particulier. Je n’avais en effet jamais assisté à une soirée pourvue d’une si belle affiche techno dans notre belle Cité Ardente. Sven Vath, Dave Clarke, Pan Pot, Dubfire, Len Faki, The Advent, Mark Broom et tant d’autres qui se déplacent dans MA ville pour festoyer, ben moi, ça m’émeut. J’suis un sensible, c’est comme ça. Autant dire que j’étais donc absolument beaucoup trop chaud depuis une semaine.

L’affiche étant très fournie, on décide d’arriver « tôt » à la soirée, un peu éméchés par un crapuleux barbecue mais tout de même conscients de ce qu’il se passe. C’est assez rare que pour être souligné. Merci.

Pas de problème aux entrées et idée de génie dont je ne cesse de me féliciter: laisser ma veste dans la voiture. Ceci conditionne peut-être pas mal mon ressenti positif de cette première édition du Link, on y reviendra. Après plusieurs minutes à saluer les innombrables amis et connaissances présents un peu partout,  boire quelques bières pendant Pierre et Sierra Sam, je vis mon premier kif musical durant la seconde partie du set de Marco Bailey, du bon gros son comme je l’aime.

Après un bref passage sympathique du côté d’Ortin Cam, direction Technasia pour ce qui reste à mon humble avis le meilleur set auquel j’ai assisté durant ce Link. Précis, jouissif et son nickel.

Quelques bières ingurgitées plus tard, n’étant quand même pas un surhomme, le besoin de faire pipi finit par se faire ressentir. C’est avec une certaine surprise que je découvre la longueur de la file assez ahurissante devant nos sacro­saintes Cathy Cabine. Ainsi que le regard rempli de désespoir de nombre de clubbers. Il est vrai que prévoir 15 toilettes pour 5000 festivaliers ça peut sembler un peu téméraire. Et que passer une heure dans une file pour faire pipi c’est assez criminel. J’ai beaucoup de respect pour ceux qui ont tenu.

Ayant le privilège de pouvoir me soulager en position debout, ceci n’aura eu qu’une faible influence pour moi, préférant largement le grand air du coin fumeur et son joli bosquet tout ce qu’il y a de plus romantique. Mais je compatis envers les nombreuses personnes pour qui cela a dû être l’enfer. Par contre, inutile de déverser votre haine sur les organisateurs puisque, comme pour tout événement organisé au Halle des Foires, c'est eux qui gèrent les Cathy Cabines et les vestiaires ...

Ayant déjà vu Len Faki à de nombreuses reprises, je décide d’opter pour Dubfire et The Advent. Et je prends bien mon pied. Le son, comme attendu, ne pète pas assez fort mais cela est moins criant que pour d’autres soirées dans le Hall des Foires. Il semblerait qu’un chieur soit encore venu faire un petit tour avec un sonomètre pour s’assurer que les 90 db ne soient pas dépassés. Honte à vous monsieur, vous faites chier depuis bien trop longtemps des milliers de gens venus pour profiter d’un bon son, on vous conchie. Je ne vous aime pas du tout. Vous êtes la lie de l’humanité et vos enfants seront jugés pour vos actes.

N’ayant pas de grandes connaissances en tant qu’ingé son, je ne sais pas ce qu’il est envisageable de faire ou non, mais pourquoi pas penser à disposer des baffles dans toute la salle plutôt que juste devant les scènes? Faut tenter de trouver une parade, mais ce n’est plus possible. Trans, Ardentes et maintenant Link, le son du Hall des Foires est trop souvent bancale.

M’y perdant dans le dédale des salles, partant d’un point pour me retrouver mystérieusement exactement au même endroit quinze minutes plus tard, quatre fois d’affilé, je décide de faire mon deuil de Dave Clarke et de rester devant Sven Vath. Moins bourrin qu’escompté mais toujours un plaisir de le voir.


Je décide de me finir tranquillement sur Pan-Pot. Les trente minutes auxquelles j’assiste me font regretter de ne pas m’y être rendu plus tôt. L’inconvénient d’un tel line-up, impossible de tout voir. Le son se coupe un peu plus tard que prévu, ce qui ne fut pas pour me déplaire tant j’étais préparé à enchaîner une seconde soirée dans la foulée.

Les files devant le vestiaire sont balèzes, pire que celles des toilettes, c’est un carnage, les gens gueulent tous. Je les quitte avou mon petit pull en me disant que j’ai quand même été diaboliquement trop puissant de pas avoir été emmerdé ni par les vestiaires, ni par les toilettes.

Comme vous l'aurez compris, je suis loin de ce petit Link Bashing  ces derniers jours sur les réseaux sociaux. Ok, on est d'accord, tout ne fut pas parfait, mais n'oublions pas que c'était là la première édition du Link! Un line­-up exceptionnel, dans l'ensemble de très bons sets, des amis partout, voyons un peu le côté positif que diable!

Longue vie au Link, revenez nous plus forts l'année prochaine, personnellement je me réjouis.

 

[ Crédit photos: Axel Pics Photography ]






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